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Printemps-Été 2016 Pom d'Api

Pom d'Api - Making-Of

Tige, montage et finissage

Dans la première partie de ce making-of, nous avons vu comment le patronage du modèle était réalisé en partant du dessin sur forme. Tous les éléments distincts qui composent la chaussure sont préparés, il reste désormais à les assembler les uns aux autres. La tige est la première partie à être construite. Une dernière étape de préparation est alors nécessaire pour les pièces de cuir qui doivent accueillir une bride ou un laçage particulier. C'est également à ce moment que sont apposées les décorations par poinçonnage comme les bouts fleuris.

 

 

La piqûre

Les morceaux de cuir, extérieurs et doublures, qui composent la tige sont assemblés dans l'atelier de piqûre. La piqûre exige une grande dextérité et beaucoup de précision dans chaque geste du piqueur pour garantir un résultat de qualité. La tige est ensuite positionnée sur une forme plastique, prête pour le montage.

 

Le montage

Le montage consiste à assembler la tige et la première. La photo montre, suite aux "lumières", les brides de la tige traversant la première pour être ensuite repliées et collées sous celle-ci. On parle alors de montage traditionnel main. Il existe différents types de montage, chacun ayant ses caractéristiques particulières en fonction de la façon dont la tige et la première sont assemblées.

 

Entre parenthèses

De la piqûre au montage s'enchaîne une multitude d'opérations que nous n'avons pas mentionnées. Pourtant chacune d'elles a une place requise au sein du processus de fabrication. Pour exemple, une fois la tige et la doublure assemblées, l'ensemble des tranches est teint à la main, au pinceau, à l'aide d'un mélange de colorants naturels semblable à la couleur du cuir. Cette attention méticuleuse portée aux détails participe pleinement à la qualité d'un produit.

 

La construction

La dernière étape de fabrication consiste à assembler la semelle d'usure, ou semelle de marche, à l'ensemble tige-première qui vient d'être formé. Dans le cas d'un montage traditionnel, la semelle d'usure est fixée à la tige par un procédé de collage. On parle de construction soudée. Celle-ci nécessite beaucoup de rigueur et de préparation en amont de façon à permettre une parfaite liaison semelle-tige. Le cardage par exemple est une opération qui consiste à poncer légèrement le dessous de la première avant le passage au four pour favoriser l'adhérence de la colle.

 

La semelle d'usure est encollée à l'aide d'un produit spécifique actif à de hautes températures. La tige, toujours sur forme, est placée sur la semelle puis l'ensemble est passé une première fois au four. La forme est alors otér et la tige est ensuite repositionnée avec précision sur la semelle. Après un premier temps de séchage, la colle est réactivée par la chaleur. La semelle est définitivement soudée.

 

Le finissage

Après une nouvelle période de séchage, la semelle est polie pour qu'il ne reste aucune irrégularité, il s'agit du verrage. La paire est ensuite nettoyée et bichonnée à la main en fonction de l'aspect final que l'on veut donner au cuir. L'ensemble de ces différentes opérations de traitement est appelé finissage ou finition.

 

La mise en boîte

La finition faite, la paire de chaussures est contrôlée minutieusement pour vérifier qu'elle ne comporte aucun défaut de fabrication. Puis, elle est soigneusement enveloppée dans un papier de soie et mise en boîte. Scellant ainsi les plus de 200 étapes qui auront été nécessaires à sa fabrication.

 

 

Tige, montage et finissage